Histoire de la Ville

Plongez dans l’histoire de Montmirail. Habitée bien avant la période gauloise, la ville conserve les empreintes de différentes époques. Découvrez son passé historique, qui fut un temps, un haut lieu de stratégie et de défense.

En effet, des fouilles périodiques et des trouvailles fortuites ont permis de repérer de nombreuses stations néolithiques, des cités lacustres, des monuments mégalithiques et des grottes, qui étaient les habitations et les sépultures de cette même époque préhistorique et non pas de l’époque gauloise, comme on le croyait encore il y a peu de temps.

De multiples outils, des armes, des bijoux ont été recueillis.

A quelle époque la ville, elle-même, a-t-elle été construite ? Par les Romains, par les Mérovingiens ou même par les Carolingiens ? C’est ce que l’on ne saurait affirmer.

Les galeries, les salles souterraines et tronçons de remparts qui subsistent encore ne sauraient trancher la question, car l’archéologie militaire demeure controversée. On aurait trouvé, au siècle dernier, d’anciennes décorations romaines, mais la chose parait pour l’instant insuffisamment prouvée.

Cependant il est indiscutable que deux routes romaines se croisaient vers La Chaussée ; il est donc vraisemblable qu’il y ait eu à proximité un « poste » militaire, peut être même un « giste ». Des fouilles ont mis a jour à Cornantier (Maclaunay) des objets de l’époque romaine que l’on peut voir au Musée d’Epernay.

On a beaucoup discuté sur l’étymologie et le sens du mot Montmirail,car on trouve écrit dans les chartes du XIIème siècle les termes Mons Mirellus, Mons Mirabilis et même Montmiral ; au XIIIeme siècle apparait Montmirel, au XIVeme siècle Montmirail en Brie.

Les uns traduisent  » Mont-Admirable « , les autres  » Mont d’où l’on voit, d’où l’on guette « .

Cette dernière version parait la plus généralement admise.

Dans tous les cas, on prononçait à l’époque Montmirel.

Est-ce, comme le prétendent certains, depuis que Victor Hugo a fait rimer Montmirail avec « poitrail » ou depuis l’inauguration du chemin de fer, comme d’autres l’affirment, que l’on prononce « raille » ? 

Nouvelle controverse qui n’a pas été davantage résolue…

1er août 1429

Jeanne d’Arc fait étape à Montmirail, au retour du sacre du roi Charles VII à Reims, en marche vers Paris.

1590

Henri IV traite avec Antoine de Silly la reddition de la place de Montmirail.

1613

Saint Vincent de Paul arrive à Montmirail comme précepteur dans la famille de Gondy.

20 septembre 1613

François Paul de Gondy, futur cardinal de Retz, naît à Montmirail.

XVIIe siècle

Le Roi Soleil séjourne au château de Montmirail.

1791

Louis XVI en fuite s’arrête à l’hôtel du Cheval Blanc.

11 février 1814

L’empereur Napoléon 1er prépare sa bataille au château de Montmirail.

5 septembre 1914

Montmirail est occupée par les troupes de Von Kluck, qui soumettent la ville à un véritable pillage.

22 août 1944

Michel Marenta, résistant de Montmirail, est abattu par la Gestapo dans les bois de la Vogue.

28 août 1944

Vers 9h30, les troupes américaines entrent dans la ville en poursuivant les Allemands en fuite.

Dans les années 70, Monsieur Valery Giscard D’estaing, président de la République était en visite privée au château de Madame la Duchesse Edmée de la Rochefoucauld.

En 1986, Monsieur Alain Poher, Président du Sénat, en l’honneur d’un protocole d’accord entre Hassocks (Angleterre), Waldmichelbach (Allemagne).

En 1993, Monsieur Jacques Chirac, maire de Paris, est venu soutenir Bernard Stasi lors de sa campagne électorale.

En 2011, visite de Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République, pour une Table Ronde sur la réindustrialisation des territoires, après une visite à l’usine AXON’CABLE.

A la fin du XI siècle, fut élevée, à l’emplacement actuel du cimetière, par Hugues de Château-Thierry, l’église Saint-Martin qui fut un certain temps église paroissiale. Elle disparut à la révolution.
En 1122, Gaucher, seigneur de la Ferté, fit construire l’église Saint Etienne, à l’origine chapelle du château, mais qui devint également église paroissiale. Il la confia aux chanoines de Saint Jean des Vignes de Soissons.

Ce même Gaucher, ou son fils Hélie, fonda peu après le prieuré bénédictin de Montléan, dont le pèlerinage fut à l’origine de cinq foires annuelles. Pillé par la Ligue, délaissé par les   » abbés Commendataires « , il fut abandonné et ses biens furent réunis à l’abbaye de Coincy.

Il fut vendu à la Révolution.
Montmirail avait aussi deux foires, indépendamment de ses marchés bi-hebdomadaires.
En 1165, Jean de Montmirail naquit au château de celui qui, après avoir été le compagnon de guerre de Philippe-Auguste, allait se retirer au couvent bénédictin de Longpont et y mourir en odeur de sainteté en 1217. Il avait fondé, avant de quitter le monde, la Maison-Dieu de la Chaussée pour les pauvres pèlerins et les passants malades. C’est l’origine de l’hôpital actuel.
La seigneurie passa ensuite par mariage aux Coucy, aux Roucy et aux Sarrebruck. Entre temps, la « guerre de Cent Ans » avait exercé ses ravages et l’église avait du être en partie reconstruite.

Le 1er août 1429, Jeanne d’Arc passa à Montmirail, pendant cette période d’hésitations et d’incertitudes qui suivit le sacre de Charles VII à REIMS et qui précéda la marche sur Paris.
La baronnie passa ensuite à Jacques de Silly qui fit, en 1553, construire un nouveau château à l’emplacement actuel. Il ne comportait à l’époque que la partie centrale, sans le perron. C’est lui qui fit planter le parc. A sa mort , le château fut cédé à son neveu Antoine de Silly, le père de la future Madame de Gondy. C’était l’époque des « Guerres de Religion » qui mirent toute la contrée à feu et à sang. Les Huguenots brûlèrent ou pillèrent les couvents de la Grâce, Montléan, Belle-Eau, la Maison-Dieu de la Chaussée. Avec l’avènement d’Henry IV, le calme revint et lorsque Madame de Gondy fut châtelaine à son tour, sur le conseil de Monsieur de Bérulle, elle prit Monsieur Depaul, curé de Clichy, comme précepteur de ses deux fils aînés.

Presque aussitôt naquit à Montmirail le futur cardinal de Retz (20 septembre 1613). Monsieur Vincent ne voulant plus être précepteur, il demeura dans la famille comme aumônier et missionnaire. Au cours des séjours qu’il faisait à Montmirail, celui qui devait devenir SAINT VINCENT de PAUL appelait le peuple à l’aide d’une clochette et le haranguait du haut des marches de la maison du Bailly (Place de la Mairie).

Il prêcha également du haut de la chaire de Saint Etienne, fonda la quatrième association des « Dames de la Charité » qui secouraient et soignaient les pauvres malades à domicile. C’est lui qui fit placer une statue de la Vierge à chacune des portes de la ville (il n’en subsiste plus que trois).

C’est à Montmirail qu’aura lieu en 1720, au couvent des bénédictines, l’un des miracles qui devaient servir à la canonisation de Saint Vincent de Paul.